Comment Amazon nourrit son appétit sans fond

Amazon rétrécit le temps et dévore la planète.

De nos jours, tout le monde a entendu parler du site Web d’Amazon et de son service de livraison express, mais nous accordons moins d’attention à son appétit pour ses concurrents et ses anciens collaborateurs.

Commençons par un rappel des statistiques vitales d’Amazon.

Vengeance avec des couches

Maintenant, pour une histoire de couches.

Peu de temps après, l’histoire raconte que le géant de Seattle a perdu son sang froid.

Le temps a passé et la courbe de croissance de Quidsi s’est aplatie, tandis que celle de son rival de plus en plus important a augmenté.

Résister à Amazon coûte cher

La morale de cette histoire de couches est assez évidente: c’est un travail difficile qui fait concurrence à un géant comme Amazon.

D’autres pensent que la stratégie d’Amazon se limite à l’intimidation et que ses stratagèmes de vente sont peut-être un peu agressifs.

Être un vendeur Amazon coté en bourse peut aussi coûter cher

Nous devrions ajouter que ce n’est pas toujours une bonne idée de figurer sur la liste des partenaires vendeurs Amazon, encore une fois en raison de sa taille.

La brique et le mortier ou la vente en ligne utilise généralement l’un des trois modèles suivants:

  • La première repose sur une intégration verticale partielle: le détaillant définit les caractéristiques d’un produit et est propriétaire de la marque sous laquelle il est commercialisé, par exemple les marques de magasins utilisées par des grandes surfaces telles que Tesco (Royaume-Uni) ou Carrefour (France).
  • Dans le deuxième modèle, le plus fréquent, les détaillants revendent des produits achetés à des tiers, tels que Procter & amp;
  • Dans le troisième cas, le détaillant est un marché, un «pur» intermédiaire entre acheteurs et vendeurs grâce à son site Web ou à son magasin: pensez aux mini-magasins pour téléphones Apple ou aux cosmétiques de luxe dans les grands magasins.

Amazon utilise les trois.

C’est un point essentiel pour deux raisons.

Deuxièmement, les risques encourus ne sont pas les mêmes.

Une stratégie changeante

C’est donc une décision stratégique lorsqu’une entreprise se positionne en tant que revendeur ou marché.

Ce qui est encore plus intéressant, c’est que Amazon change de position au fil du temps.

Une étude économétrique fascinante se concentre sur la manière dont Amazon s’impose dans les espaces produits de ses partenaires.

Deux autres résultats confirment cette conclusion.

Deuxièmement, Amazon est moins susceptible de commencer à revendre des produits déjà stockés, emballés et livrés.

La croissance exponentielle des revenus d’Amazon contraste avec la croissance relativement modeste de ses bénéfices.

Prioriser la croissance sur le profit

Enfin, l’étude montre que lorsque Amazon entre dans l’espace produit des revendeurs tiers, il est souvent découragé de poursuivre ses activités.

D’autre part, lorsque Amazon commence à revendre un produit, cela n’augmente pas le prix de vente au détail.

Il va sans dire que l’approche sélective d’Amazon vis-à-vis des produits qu’elle revend est basée sur une masse de données et un traitement extrêmement sophistiqué.

«Si vous ne connaissez rien à l’entreprise, lancez-la sur le marché, faites venir des détaillants, regardez ce qu’ils font et ce qu’ils vendent, comprenez-la, puis entrez-y.

François Lévêque est professeur d’économie à Mines ParisTech.

Le laboratoire de Lévêque reçoit des subventions de recherche de nombreuses sociétés, notamment EDF, Microsoft et Philips, au cours des cinq dernières années.

Cet article a été traduit du français original et a paru à l’origine dans The Conversation France.