Des milliards de dollars impliqués dans deux procès en corruption en Iran

14/03/19

Une déclaration faite par la Société nationale iranienne des industries pétrochimiques (NIPIC) mercredi 13 mars a révélé que la Société commerciale pétrochimique (PCC), pièce maîtresse d’un important scandale financier faisant l’objet d’une enquête devant un tribunal de Téhéran, n’a pas rapporté 500 millions

Cela contredit clairement une déclaration antérieure du procureur de Téhéran, Abbas Jaafari Dolatabadi, qui avait insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de détournement de fonds et que les suspects avaient simplement “mal géré les fonds” provenant de l’exportation de produits pétrochimiques à hauteur de 4 millions d’euros.

Plusieurs responsables du PCC figurent parmi les suspects dans l’affaire de corruption financière liée aux opérations de contournement des sanctions par l’Iran faisant actuellement l’objet d’enquêtes pour la présumée corruption qui a eu lieu avant que l’accord sur le nucléaire de 2015 ne mette fin aux sanctions internationales.

La déclaration ajoute que les suspects ont rapporté 3,2 milliards d’euros en 2011 et 622 millions d’euros gagnés les années suivantes en exportant des produits pétrochimiques en monnaie locale, au lieu d’euros au profit du gouvernement.

En outre, les suspects ont profité de la situation des sanctions et ont conservé dans leurs propres comptes les devises résultant des exportations, a déclaré le communiqué, ajoutant qu’ils avaient empoché l’intérêt sur ces sommes.

Le NIPIC a qualifié le procès intenté contre les dirigeants de PCC de “abus de confiance”.

Le tribunal a mis en accusation 14 personnes, dont trois résidant à l’étranger et représentées par leurs avocats, a déclaré le procureur.

Le procureur de Téhéran, Dolatabadi, a ajouté qu’une grande partie de l’affaire concernait un “suspect en fuite”, qu’il a nommé Marjan Sheikholeslami, désigné dans l’acte d’accusation comme le principal partenaire de Reza Hamzehlou, principal suspect.

Le procureur général iranien Mohammad Jafar Montazeri a déclaré mercredi qu’il avait demandé à Interpol d’extrader Shikholeslami du Canada où elle réside.

IranStar

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Le site Internet de Mizan News, proche du pouvoir judiciaire iranien, qui a largement fait état de l’affaire, n’a rien dit sur les deux autres suspects vivant à l’étranger.

L’agence de presse officielle iranienne IRNA a annoncé mercredi une autre affaire de corruption impliquant deux institutions financières, Alborz et Valiasr, qui avaient mal géré les dépôts de 91 000 investisseurs entre 2012 et 2017

L’argent en jeu est de 2 590 milliards de rials (1,07 milliard de dollars) pour Alborz et de 140 000 milliards de rials (20 millions de dollars) pour Valiasr.

IRNA a désigné le principal suspect dans cette affaire comme étant Amir Hossein Azad, dont le père Ali Mohammad Azad a été gouverneur général de la province sous l’administration du président Mahmoud Ahmadinejad.

L’accusation portée contre les suspects dans cette affaire est de “répandre sciemment la corruption sur Terre en perturbant le système économique”.

Le dossier de cette affaire comprend 353 volumes et l’un des juges traite des affaires de 6 036 investisseurs qui ont perdu leur argent.

Selon IRNA, l’administration Rouhani a ouvert une ligne de crédit auprès de deux grandes banques pour compenser les pertes des investisseurs.

… Payvand News – 14/03/19 … –