La croissance économique du Canada ralentit au premier trimestre en raison du ralentissement des exportations, du

Par Leah Schnurr

OTTAWA (Reuters) – L’économie canadienne a connu son rythme le plus lent en près de deux ans au premier trimestre grâce à la baisse des exportations et au ralentissement du secteur du logement, bien que la croissance ait été jugée assez forte pour permettre à la banque centrale de relever ses taux d’intérêt.

Le produit intérieur brut a progressé à un taux annualisé de 1,3% au cours des trois premiers mois de 2018, a annoncé Statistique Canada jeudi, à court d’attentes pour 1,8% et plus lent que le 1,7% non révisé du quatrième trimestre.

Il s’agit de la croissance la plus lente depuis le deuxième trimestre de 2016, lorsque l’économie s’est contractée à la suite des feux de forêt en Alberta.

Malgré tout, le premier trimestre correspondait aux prévisions de la Banque du Canada qui, selon les économistes, pourraient permettre à la banque centrale de relever ses taux d’intérêt en juillet.

La banque a maintenu ses taux à un niveau stable mercredi, mais a laissé tomber un libellé prudent sur les mouvements de taux futurs, signalant que des coûts d’emprunt plus élevés pourraient survenir dès la prochaine réunion.

La croissance économique de 0,3 pour cent en mars a également suggéré qu’il y avait l’élan se dirigeant vers le deuxième trimestre.

“Je serais toujours à l’aise avec une hausse de juillet”, a déclaré Doug Porter, économiste en chef chez BMO Marchés des capitaux.

“Je pense que nous allons avoir des indications au cours du prochain mois que le deuxième trimestre sera un peu mieux.”

La banque a relevé ses taux à trois reprises depuis juillet 2017. Elle a indiqué qu’elle augmenterait à nouveau les taux en juillet, à 64,7% après les données. Le dollar canadien s’est affaibli contre le billet vert. & lt; BOCWATCH & gt; [GOUJAT/]

Sur une base non annualisée, l’investissement dans le logement a diminué de 1,9%, soit la plus forte baisse depuis le premier trimestre de 2009, la baisse des coûts de transfert de propriété ayant fait ressortir une baisse des activités de revente.

Le marché de l’habitation au Canada s’est refroidi au cours des derniers mois en raison de l’augmentation des coûts d’emprunt et du durcissement des règles hypothécaires qui sont entrées en vigueur en janvier.

Les consommateurs ont dépensé moins au cours du trimestre, les dépenses des ménages ne progressant que de 0,3%, soit le rythme le plus lent depuis le premier trimestre de 2015, lorsque l’économie a été touchée par la chute des prix du pétrole.

L’achat de véhicules s’est stabilisé après une croissance record l’an dernier, alors que les Canadiens ont dépensé moins pour des articles comme la nourriture et l’ameublement.

Les exportations ont ralenti en raison de la baisse des expéditions de biens non énergétiques, ce qui a contrebalancé la croissance des exportations de pétrole brut et de bitume, ainsi que des services.

L’investissement des entreprises a repris, les entreprises achetant plus de véhicules, de machines et d’équipement, bien qu’une augmentation des importations ait également été soustraite de la croissance globale.

(Reportage additionnel par Fergal Smith à Toronto, édité par Bernadette Baum)