La croissance annuelle de l’Inde ralentit à 6,7%, le T4 reprend

La croissance annuelle de l’Inde ralentit à 6,7%, le T4 reprend

La croissance de l’Inde a atteint 7,7% au quatrième trimestre de l’exercice, ont annoncé jeudi des chiffres officiels, alors que la troisième économie d’Asie continue de se remettre des retombées de plusieurs initiatives économiques perturbatrices.

Les chiffres du Bureau central des statistiques montrent que la croissance du PIB s’est améliorée par rapport au dernier trimestre, qui a progressé de 7,2%, renforçant ainsi le statut de l’Inde comme l’une des économies les plus dynamiques du monde.

Le résultat a dépassé les attentes d’un sondage des économistes par Bloomberg, qui a prédit la croissance de l’Inde de janvier à mars 2018 à 7,4%.

Les données montrent toutefois une baisse de l’expansion en année pleine, à 6,7% pour l’exercice clos le 31 mars, contre 7,1% au cours de la dernière période correspondante.

Selon les analystes, les bons chiffres du T4 montrent que l’économie s’est redressée suite à la chute de 86% des billets fin 2016 et à l’introduction d’une nouvelle taxe nationale l’année dernière.

“Les séquelles de la TPS (taxe sur les produits et services) et de la démonétisation semblent s’essouffler: nous pouvons nous attendre à ce que les chiffres du PIB restent supérieurs à 7% pour les prochains trimestres”, Ashutosh Datar, économiste principal à l’IIFL de Mumbai. , a déclaré à l’AFP.

La croissance trimestrielle de l’Inde a ralenti à 5,7% au printemps de l’année dernière alors que l’économie se détachait de l’interdiction d’achat et se préparait à la TPS, qui visait à créer un marché unique en Inde.

Cependant, l’économie a lentement repris ses droits, enregistrant une croissance trimestrielle de 6,5% pour les trois mois se terminant en septembre 2017 avant les chiffres du troisième trimestre de 7,2% en février.

– Prix du pétrole –

Une croissance saine dans les secteurs de l’agriculture, de la fabrication et de la construction combinée à une augmentation des dépenses de consommation pour alimenter l’expansion au quatrième trimestre, ont montré les statistiques de jeudi.

Cependant, la hausse des prix du pétrole, l’affaiblissement de la roupie et des milliards de dollars de dettes sous la forme de mauvais prêts bancaires signifient que l’économie indienne sera confrontée à des vents contraires dans un proche avenir, ont averti les analystes.

“L’économie indienne sera confrontée à des défis sous la forme d’actifs non performants et de créances douteuses dans le secteur bancaire.

“Les prix mondiaux du pétrole influeront sur l’inflation et mettront ainsi la banque centrale au défi de relever les taux d’intérêt”, a déclaré M. Datar, faisant référence à la réunion de politique monétaire du mois prochain de la Reserve Bank of India.

L’Inde importe près de 80% de son pétrole et les fluctuations des prix du pétrole brut affectent gravement l’économie indienne.

Les prix de l’essence et du diesel ont atteint des niveaux record en Inde, les prix internationaux du brut atteignant 80 dollars le baril, exerçant une pression sur la roupie et la qualifiant de la pire monnaie d’Asie.

L’agence de notation Moody’s a abaissé mercredi ses prévisions de croissance à 7,3% contre 7,5% pour l’exercice 2018-2019, en raison de la flambée des prix du brut.

Goldman Sachs a réduit sa projection de croissance pour l’année se terminant en mars 2019 à 7,6% contre 8%, citant la montagne de mauvais prêts qui paralysent les prêteurs publics indiens.