Le fabricant canadien de transport en commun Bombardier met à pied 5 000 travailleurs

Bombardier, société multinationale de fabrication d’avions et de matériel de transport en commun basée à Montréal, a annoncé jeudi le licenciement de 5 000 travailleurs, soit environ 7% de ses effectifs.

La société “a lancé une initiative de restructuration à l’échelle de l’entreprise visant à optimiser les processus de production et de gestion, à aplatir les structures de gestion et à réduire davantage les coûts indirects”, a indiqué le groupe dans un communiqué de presse.

“Ensemble, ces actions entraîneront une réduction d’environ 5 000 postes dans l’ensemble de l’organisation au cours des 12 à 18 prochains mois, ce qui entraînera des économies annualisées d’environ 250 millions de dollars au taux de rotation maximum, ce qui, nous le prévoyons d’ici 2021”, ajoute le communiqué.

La société, qui compte 69 600 employés, n’a pas fourni de détails sur l’endroit où les licenciements auraient lieu. Bombardier a déclaré avoir des “sites de production et d’ingénierie dans 28 pays, dans les secteurs des transports, des avions d’affaires, des avions commerciaux et des aérostructures et des services d’ingénierie”.

Bombardier a également annoncé qu’elle vendrait certains de ses actifs non essentiels, ce qui, espère-t-il, générerait environ 900 millions de dollars.

Une grande partie de ces revenus proviendra de la vente de ses activités de vol et de formation technique.

Le chef par intérim de l’organisation politique basée au Québec, le Parti québécois, Pascal Bérubé, a tweeté que l’annonce était une “catastrophe”.

Selon un article paru dans le journal canadien The Province, la plupart des mises à pied se feront au Québec. Les travailleurs de l’entreprise ont été frustrés par le manque d’informations, a-t-il ajouté.