Les EAU retardent encore le lancement du premier réacteur nucléaire

Abou Dhabi (AFP) – Les Émirats arabes unis ont annoncé mercredi que leur premier réacteur nucléaire entrerait en service fin 2019 ou début 2020, retardant encore le lancement de la première centrale atomique du monde arabe.

La construction du premier des quatre réacteurs de l’usine Barakah de 20 milliards de dollars (17 milliards d’euros) a été achevée avant l’opération d’ici la fin de 2019 (ou début 2020), a indiqué Emirates Nuclear Energy Corpation, cité par la WAM agence de presse.

Le premier réacteur devait être mis en service l’année dernière, mais le lancement a été retardé jusqu’en 2018 pour permettre l’approbation des autorités de réglementation et la réalisation de contrôles de sécurité complets.

Aucune raison n’a été immédiatement donnée pour le dernier report.

L’ENEC, qui appartient à l’État, a déclaré qu’un deuxième réacteur était achevé à 93%, qu’un tiers était achevé à 83% et que le quatrième était achevé à 72%.

La centrale nucléaire d’Abu Dhabi est construite par un consortium dirigé par la Korea Electric Power Corporation.

Lorsqu’ils seront pleinement opérationnels, les quatre réacteurs devraient produire 5 600 mégawatts d’électricité, soit environ 25% des besoins des EAU, selon le ministère de l’Énergie.

Le nucléaire et les énergies renouvelables devraient contribuer à environ 27% de l’électricité des Emirats Arabes Unis d’ici 2021.

Les EAU disent vouloir que 50% de son énergie soit produite par des sources propres d’ici 2050.

L’Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de pétrole brut, prévoit de construire jusqu’à 16 réacteurs nucléaires, mais les projets ne sont pas encore arrivés à maturité.