Crédit Agricole Bucks tendance que le prêteur voit un trading résilient (1)

(Bloomberg) – Crédit Agricole SA a terminé l’année 2017 avec une hausse inattendue des revenus de trading, la demande d’achat et de vente de titres à revenu fixe ayant défié la faible tendance observée chez la plupart de ses concurrents.

La deuxième plus grande banque de France a enregistré un gain de revenus de 1% sur ses activités de trading au quatrième trimestre, selon un communiqué publié mercredi. Trois analystes interrogés par Bloomberg ont estimé les baisses entre 4% et 20%. Dans l’unité des grands clients, qui comprend également les services de prêts aux entreprises et de valeurs mobilières, les revenus ont augmenté de près de 5% par rapport à l’année précédente.

L’activité de marchés de capitaux a bénéficié d’une «bonne performance, notamment en matière de crédit et de titrisation, malgré une faible volatilité» qui a nui à des domaines tels que le trading de devises, a indiqué la banque dans un exposé.

Pourtant, les baisses d’impôt en France et aux États-Unis ont pesé sur les résultats de Crédit Agricole, la banque parisienne ayant comptabilisé 384 millions d’euros (474 ​​millions de dollars) de charges non récurrentes liées aux impôts différés actifs. Les sociétés financières mondiales, notamment Deutsche Bank AG et Goldman Sachs Group Inc., ont comptabilisé des charges comptables de plusieurs milliards de dollars après que le président Donald Trump a signé une loi réduisant le taux d’imposition des sociétés aux États-Unis.

Le Crédit Agricole tire l’essentiel de ses revenus de trading de produits liés aux obligations, aux devises et aux matières premières. Parmi ses concurrents, le chiffre d’affaires des activités à revenu fixe de BNP Paribas SA a baissé de 27% au quatrième trimestre, tandis que Société Générale SA, troisième banque du pays, a perdu 6,5%.

En plus de l’augmentation des revenus de la banque d’investissement, l’expansion de la gestion de la trésorerie a également alimenté la croissance des revenus. Amundi SA, le gestionnaire d’actifs contrôlé par la banque, a acquis Pioneer Investments à la mi-2017. Le chiffre d’affaires de la division commerciale française LCL a baissé d’environ 4%, en ligne avec les estimations de la recherche de la Deutsche Bank. Les taux bas record ont pesé sur les performances, bien que la demande de crédits se soit redressée en France.

La banque prévoit de verser un dividende de 63 cents par action et a déclaré qu’elle a choisi de «neutraliser» l’effet de la surtaxe fiscale en ne réduisant pas le paiement en conséquence. Cela explique en partie une baisse de son ratio Common Equity Tier 1, une mesure de la solidité financière.

Ce ratio était de 11,7% au cours du trimestre, en baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport à la fin de septembre, bien qu’il soit encore supérieur à son objectif. Les acquisitions de trois petits prêteurs italiens et certains actifs de banque privée ont également pesé sur le niveau de capital.

Les autres faits saillants du quatrième trimestre comprennent:

  • Le résultat net progresse de 33% à 387 millions d’euros par rapport à l’année précédente
  • Les provisions pour créances douteuses sont en baisse de 15% à 335 millions d’euros
  • La banque enregistre une dépréciation de l’écart d’acquisition de 222 millions d’euros sur l’unité polonaise, plus que compensée par un gain à l’achat de prêteurs italiens

(Ajoute un commentaire sur les marchés financiers au troisième paragraphe, dividende au septième paragraphe.)

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